Boyfriend’s clothes

Hier, étant donné la chaleur et le ciel apocalyptique (en juin la météo ne s’améliore que très modérément), j’ai demandé à mon mec de me prêter une paire de chaussettes douillettes pour rester chez lui, puis une veste pour sortir. Il m’en a prêtée une en coton kaki, avec une capuche type sweater intégrée; bref la veste parfaite du lycéen qu’il a été et qui, portée en 2013 enlève quelques années au compteur et quelques plis au coin des yeux.
A cet instant, je me suis demandé si, dans le cas inverse, j’aurai été contente de prêter l’une de mes vestes à mon mec. Mes vestes légèrement cintrées, qui auraient été trop petites pour lui et auraient réduit à néant toute sa virilité esthétique…
Peu importe, je trouvai la veste adorable et bien que légèrement trop grande pour moi, j’étais ravie sortir avec, pas du tout gênée de porter un vêtement d’homme. Je l’ai trouvée si confortable et agréable que je l’ai mise ce matin pour partir travailler (j’ai également enfilé une paire de hauts talons, histoire de ne pas complètement rajeunir de 10 ans). Depuis, une question me taraude: aurai-je laissé mon mec partir travailler en portant l’une de mes vestes ?
En y réfléchissant je me suis rappelée qu’en hiver j’adore lui « emprunter » des pulls, j’aime l’idée d’avoir quelque chose lui appartenant sur le dos (bonjour je suis niaise). Quand nous ne dormons pas ensemble, ledit pull peut même me servir de « doudou » (et sociopathe). Enfin, si je me laissai aller complètement, il n’est pas exclu qu’un jour je puisse porter son parfum le matin pour avoir son odeur sur moi…
Bien que je ne sois pas concernée par cet autre syndrome, nous connaissons tous le fameux jean boyfriend, celui que certaines empruntaient à leur mec. Désormais il est ancré dans nos habitudes et on peut le trouver en boutiques, coupés pour des hommes mais rangés dans les rayons femme.
Mais quel est ce délire étrange ? Pourquoi les magazines féminins nous poussent-ils dans cette voie ? A l’inverse, accepterions-nous que nos mecs le fassent ? Et pourquoi bonté divine nous laissent-ils faire ?
Mon mec serait-il encore mon Mec avec mes vestes, mes pulls, mes jeans, mon odeur ?
Publicités