Mes favoris de mai

On nous a vendu du rêve, « en mai fait ce qu’il te plait ».

Cette année mieux vaut oublier la comptine d’enfance car à moins d’attraper une bronchite et une pneumonie : en mai fait ce qu’il te plait, mais garde une écharpe et une épaisse paire de chaussettes.
Je crève d’envie de sortir mes robes, jupes et autres escarpins du placard où ils sont enfermés depuis des mois, des années. Certaines de mes dernières acquisitions n’ont même pas encore été portées, j’attends, je trépigne d’impatience. Tous les soirs, fébrile, je tape « météo Paris » dans Google et je ne peux m’empêcher de soupirer lourdement Demain il pleuvra
Donc ne pas oublier mon parapluie gris fleuri chiné sur Asos. Ne pas chausser autre chose que mes bottines noires, avec un haut talon large et une petite plateforme, pour pourvoir arpenter la ville dix centimètres au-dessus des flaques d’eau.
Pour agrémenter ces tenues fort printanières, récemment, toujours sur Asos j’ai acquis des leggins longs en similicuir. Avec un gros pull et lesdites bottines, je fleure bon le pollen.
Comme c’est toujours l’hiver, le soir je mange un bol de soupe en me délectant de vidéos de mode, make up et soins sur YouTube, parce que mine de rien, leur côté joyeux, abrutissant et reposant me grise assez.
Côté séries, j’ai terminé House of Cards (S1) et Suits (S2), mon désespoir bat son plein.
Très récemment, j’ai découvert Fauve, c’est de la musique assez nouvelle pour moi qui suis cokée à Au revoir Simone, c’est violemment rafraîchissant. Je sens que ça va devenir « le » truc à la mode à Paris (ça l’est peut être déjà d’ailleurs puisque j’arrive toujours après la bataille pour ce genre de chose).
Sinon j’ai lu Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez, c’est tout simplement génial. Evidemment je ne suis pas du tout critique littéraire mais c’était sale, imagé et l’auteur a la capacité de nous faire adopter cette famille en nous collant cette malédiction gitane à la peau. J’ai aussi lu Les morues dans un genre littéraire plus modeste mais qui se lit bien, merci Titiou Lecocq. Les thèmes dominants étant le féminisme, les désirs existentiels et (the last but not the least) la RGPP, je l’ai du d’une traite (même si au revoir (Simone) RGPP et bonjour MAP).
Au cinéma je suis allée voir Quartet de Dustin Hoffman, j’en suis ressortie avec des airs d’opéra plein les oreilles, des images de jardins anglais bucoliques dans les yeux et une forte envie de faire des blagues So British. Dans un autre genre j’ai également vu La cage dorée de Ruben Alves, un film sur les préjugés, les morues, les enfants, les clivages entre CSP tout cela entre le XVIe arrondissement et un vignoble merveilleux situé au Portugal. Film sans prétentions, agréable, drôle et bien ficelé.
Côté vernis, depuis peu j’essaye d’assortir leurs teintes à une couleur de ma tenue. Aujourd’hui ce n’est pas un bon exemple j’ai un jean Stradivarius bleu ciel (il a plu toute la journée mais merde…! En mai je porte des couleurs pastelles même si le ciel est resté bloqué au mois de novembre) et sur les ongles le Tart deco d’Essie.
J’ai beau être accro au Wicked, le trouver parfaitement impeccable, j’en ai raz-le-bol des couleurs foncées, marre des ténèbres ! Si le printemps nous a posé un lapin, je prétendrai que rien n’a changé car en mai je fais ce qu’il me plaît.
Et ouais.
Publicités