9 Mois Ferme (2013)

Sans beaucoup de conviction, je suis allée voir 9 mois ferme, un film d’Albert Dupontel ayant reçu des critiques particulièrement élogieuses de la part de la presse (sauf des Cahiers du Cinéma), mais dont le visionnage de la bande annonce m’avait laissée assez perplexe.

Le synopsis : Un juge d’instruction célibataire (Sandrine Kiberlain) apprend qu’elle a fait un déni de grossesse : elle est enceinte de 6 mois et n’a aucun souvenir d’avoir eu des rapports sexuels avec qui que ce soit. Elle découvre que lors de la soirée de nouvel an du Barreau de Paris, complètement ivre, elle a fait l’amour avec un inconnu, avant de faire un blackout et de tout oublier. L’homme en question est un cambrioleur multirécidiviste (Albert Dupontel), accusé du meurtre d’un vieil homme qu’il aurait découpé en morceaux avant de lui manger les yeux.

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La bande annonce : ici

Les critiques presse :

Le Monde : Une des comédies les plus drôles qui nous ait été donné de voir depuis longtemps (…) Au nom du peuple, monsieur Dupontel, merci pour ce moment de cinéma jubilatoire !

TéléCinéObsAvec une délicatesse de touche inattendue, une palette de focales subtiles et une panoplie de seconds rôles abonnés à son cinéma (…), Dupontel s’apprête à élargir un public qu’il va, certes, faire pleurer de rire. Mais aussi rire et pleurer.

Vanity Fair : ici 

Cahiers du CinémaDupontel joue avec « 9 mois ferme » sur un comique faussement punk où la beauferie se pare de tout un folklore anar extrêmement ringard (…) Si le film baisse de régime à chaque apparition de Dupontel, il brille étonnamment dans ses saillies burlesques grâce à Kiberlain, étonnante.

Je ne trouve pas que 9 mois ferme soit le film de l’année, ni même du mois et n’en garderai sans doute pas un souvenir impérissable. Le film tire la corde (facile) des gros gags potaches et des personnages, (tous) plus caricaturaux les uns que les autres. C’est en cela que la critique du Monde m’a surprise. Effectivement, on rit pendant le visionnage du film mais  un peu comme en regardant un spectacle de Guignol

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Oui je suis moqueuse, mais sincèrement c’est ce que j’y ai vu.

 Le côté positif de ce film-farce, c’est que dans ce genre : il est très bon.  Une fois que l’on a compris ce qu’on regardait (une grosse farce avec de grosses ficelles) et qu’on n’en attend rien de plus, on passe un bon moment. Les dialogues sont bien faits, les acteurs sont très bons (surtout Sandrine Kiberlain, cœur avec les doigts) et l’aspect burlesque y est célébré et sublimé. La scène de la soirée de nouvel an du Barreau m’a fait penser à une scène du film Moulin Rouge, par son exubérance et la manière de filmer les comédiens.

Je n’avais vu qu’un film d’Albert Dupontel avant celui-ci : Bernie (que je ne vous recommande pas spécialement si vous avez plus de 17 ans d’âge mental). Disons qu’avec 9 mois ferme, le grand public a plus largement accès à son univers et on peut s’en réjouir car l’univers d’Albert Dupontel n’a pas fini de nous faire rire aux éclats, ni de nous surprendre.

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