L’Escient

Ce restaurant a ouvert il y a environs deux ans rue Poncelet au numéro 28 dans le 17e arrondissement. Je passe dans cette rue tous les jours et depuis son ouverture, je n’avais jamais eu envie d’y aller. Voilà, ça commence bien. C’est peut être parce qu’il est assez étroit et que la décoration est classique, jolie mais dépourvue de charme… Bref jamais eu envie d’y mettre les pieds jusqu’à ce que mon mec le propose (en fait je n’avais pas beaucoup plus envie d’y aller mais je lui ai fait confiance). A l’intérieur, tout est très bien pensé, organisé et décoré mais toujours pas de charme et je ne m’y sentais pas très bien, comme si tout venait d’être refais par l’équipe d’une émission de télévision de cuisine sur M6 (le fait que je sortais de 9h de bibliothèque devait jouer aussi sans doute). La serveuse (gérante ? ) ne s’occupait pas de nous, il n’y avait que quatre plats sur la carte (deux viandes et deux poissons et comme je ne mange plus de viande depuis quelques temps je me suis retrouvée à choisir entre du thon rouge ou de la morue et j’avais juste envie de rentrer chez moi me faire une bonne poêlée de légumes).

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J’avais l’impression de me forcer à choisir un plat et je savais que le restaurant était assez cher (tout est relatif mais avec le plat, le dessert  et une boisson on s’en est tirés pour 80 €) donc ça me déprimais de gâcher ce petit moment concocté par mon mec (#mavietrépidante). Donc, à contre cœur j’ai commandé le plat au thon rouge et alors tenez vous bien, c’était le MEILLEUR plat que j’ai mangé depuis des années. C’était à se rouler par terre dans les pieds de la serveuse désagréable, ça rattrapait tout ! J’avais passé tout le début de la soirée à faire la tronche, mais à partir de la première bouchée, j’ai souri comme une débile pendant tout le reste de la soirée. Le poisson était fondant et il baignait dans une purée à-je-ne-sais-pas-quoi, avec un jus (j’imagine qu’il venait du poisson) délicieux. Mon mec a pris de la viande et a adoré également, c’était à tomber. En revanche nous avons commandé deux mousses au chocolats avec des éclats de Daim pour le dessert. On aurait dit de la pâte à gâteau au chocolat à moitié cuite, mi chaude, mi glacée… je dois sans doute être une plouc, mais j’ai trouvé ça mauvais, vraiment. Mais le plat était tellement bon que je leur ai pardonné. En rentrant je suis allée sur leur site internet et j’ai eu quelques explications au sujet des deux chefs qui y officient :

Le papa, Pierre Méchin, débute son parcours professionnel auprès de Monsieur Laurier, chef aux Armes de Bretagne à Paris (1 macaron Michelin) pour se poursuivre dans des établissements de renommée. Sa fille, Claire Méchin, fera son apprentissage dans les cuisines de la Cour Jardin du Plaza Athénée avec Mickaël Gracieux et Christian Julliard qu’elle suivra dans plusieurs des restaurants de Monsieur Alain Ducasse.

Voilà pour la petite histoire, on comprend mieux l’origine de la qualité des plats qu’il servent. En définitive, je ne suis pas sure d’y retourner car l’ambiance qui y règne (les clients sont principalement des personnes d’un certain âge qui s’y rendent après avoir écouté un concert à Pleyel) a gâché une bonne partie de ma soirée. Peut être que dans une trentaine d’année j’aurai la chance de mieux profiter de ce type d’établissements.

Métro : Ternes

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