Snowpiercer (2013)

Monsieur A. est allé au cinéma et raconte ce qu’il a pensé de Snowpiercer. 

Image

Attention… Top ! Film sorti fin 2013, mes critiques sont excellentes, ma bande annonce est clivante et malgré un nom parfaitement ridicule je déclenche une irrésistible envie de me voir, je suis je suis je suis … Le Transperceneige ! (En anglais Snowpiercer, plus accrocheur).

Nous sommes allés voir ce film. Ou plutôt : j’ai traîné Camille dans la salle de cinéma. Je ne vous cache pas que sa décision de m’accompagner fût le résultat d’un lobbying coriace d’une dizaine de semaines… Bref, elle était là, les lunettes sur le nez, bien décidée à trouver dès les premières secondes des arguments pour me prouver qu’elle aurait été bien mieux chez elle regarder une série.

L’action se déroule dans un huis-clos. Un train contenant ce qu’il reste de l’humanité, à travers une ère glaciaire, tourne sans cesse autour de la terre pour préserver ces derniers membres. Certaines voitures sont des premières classes, d’autres sont des wagons ou s’entassent des centaines de prolétaires affamés.

Deux heures plus tard, Camille sort du cinéma les yeux pas vraiment en face des trous et je tente de lui soutirer quelques remarques. Résultat : elle a du mal à digérer la violence des images, mais admet qu’il s’agit d’un bon film. Victoire !

Image

Effectivement, Snowpiercer a de nombreux atouts.

Le film présente une véritable réflexion politique. La facilité serait de le comparer à une lutte des classes (ceux n’ayant jamais lu Marx le diront aisément…) Au contraire, je souligne la finesse de ce qui nous est montré, c’est à dire la question du sens de l’engagement, de la sincérité des combats et de l’équilibre fragile de notre monde et des individus qui le compose (c’est à dire des gentils pas forcément si gentils et des méchants pas si méchants).

La violence est omniprésente, mais elle n’est pas « gratuite ». Chacun défend ses intérêts, mais aucun n’est « born to kill ». Il s’agit d’un film où la volonté de tuer est omniprésente, mais n’est pas restituée par des intestins flottants dans une mare de sang où viennent patauger des rats…  Au contraire, les combats présentent une certaine beauté, accentuée par des jeux de lumière.

En outre, les paysages de glace injectent une dose d’esthétisme bienvenue.

Je vous  recommande donc vivement ce Transperceneige qui est une œuvre associant la violence d’un combat pour la survie à une réflexion sur l’équilibre et le sens de notre société. Moins de 12 ans s’abstenir, mais pour les autres: allez-y !

Réalisateur : Bong Joon Ho

Bande annonce : ici

 

Publicités