Quai d’Orsay (2013)

Monsieur A. et moi sommes allés voir le dernier film de Bertrand Tavernier : Quai d’Orsay. Nous avions dévoré les bandes-dessinées éponymes de Christophe Blain et Abel Lanzac parues en 2010 et quand le film est sorti sur les écrans nous n’avons pas hésité une seconde. 

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Le Pitch (sans trop spoiler) : un jeune diplômé de l’ENA est engagé par le cabinet du ministère des affaires étrangères pour rédiger les discours du ministre lors de ses déplacements à l’étranger ou à l’Assemblée Nationale. On comprend rapidement que ledit ministre n’est autre que Dominique de Villepin et que l’action a lieu juste avant le début de la guerre en Irak. La principale tâche de la jeune recrue est d’écrire le discours que le ministre doit prononcer à l’assemblée des Nations Unies. 

Que les profanes en géopolitique se rassurent : ce n’est pas un film d’experts. Le ton est léger et il s’agit plus pour le réalisateur de montrer les coulisses d’un ministère ayant pour ministre un personnage charismatique, qui s’en remet souvent aux grands auteurs de la philosophie antique pour préparer ses interventions. Nous passons deux joyeuses heures dans l’envers du décor, où les conseillers ne rentrent que rarement chez eux pour dormir, où chacun fume à sa guise et où tous les orgueils tentent de cohabiter. 

 

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Sont mises en lumières les petites bizarreries de machine étatique, les excentricités de son fonctionnement et tout cela est d’autant plus appréciable quand on sait qu’à l’origine, les auteurs de la bande-dessinées avaient été en contact avec d’anciens conseillers de Villepin lors de l’élaboration des albums. Nous avons passé un très bon moment ! Je ne suis pas une grande fan de Raphaël Personnaz qui joue le jeune conseiller. En revanche, Thierry Lhermitte qui joue le ministre et Niels Arestrup qui joue le directeur de Cabinet sont parfaits dans leurs rôles respectifs. J’hésite même à acheter le DVD !

La bande annonce : ici 

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